Nomad Journey Logo

Casablanca

On s'occupe comme on peut !

Jun 25, 2018 comment(s)

Fini le ramadan, nous voyons maintenant les restaurants ouverts et les gens beaucoup plus relaxes. Cependant, il y a vraiment très peu de choses à faire à Casa.

La mosquée Hassan II

Après notre journée à Rabat et dès que nous avons un moment de libre, nous allons à la grande mosquée de Casablanca. Elle a été construite entre 1987 et 1993, travaux dirigés par 85 architectes dont le principal était français et financée par le roi, des marocains du Maroc et à l’étranger. L’extérieur est sublime, une multitude de mosaïques, colonnes, portes dans différents matériaux s’y trouvent. L’intérieur est tout aussi grandiose. C’est énorme ! 100 m de large, 200 m de long et 65 m de haut, la mosquée peut accueillir jusqu’à 25000 fidèles à l’intérieur et 80000 à l’extérieur ! Elle y regroupe de l'artisanat des 3 villes impériales (Marrakech, Fes, Meknès et Rabat). C’était une volonté du roi de représenter les 3 religions monothéistes : l’enceinte principale de la mosquée est érigée comme les cathédrales chrétiennes et des grands balcons ont été construits pour les femmes comme dans les synagogues.

Elle est aussi très moderne puisqu’elle possède un toit ouvrant. Et oui, pour aérer lorsqu’il fait beau, le toit coulisse sur les cotés et laisse passer les rayons du soleil dans la mosquée. Malheureusement nous n’avons pas pu le voir car il faisait tout gris le jour de la visite.
La visite se poursuit au pied du minaret de la mosquée puis dans les salles d’ablutions. Avant chaque prière, les musulmans se lavent quelques parties du corps selon un ordre très précis.
Nous avons été enchantés par la visite et sommes revenus à la mosquée par beau temps pour prendre quelques photos avec un beau ciel bleu. Le marbre beige ressort mieux et les couleurs sont très belles.

Cette visite a été la principale de notre séjour à Casablanca. Même si nous ne nous sommes jamais ennuyés, il a été difficile de trouver comment s’occuper...

Les cours

Au final, j’ai travaillé environ 1h30 par jour, parfois pas du tout. On peut dire que l’expérience en volontariat n’aura pas été trop intense. Ainsi, cela nous a permis d’être à jour sur le site et aussi préparer un peu la suite du voyage.
Chaque jour, Mounir, le gérant de l’école Aliwaa me conduisait en scooter jusqu’aux villas des expatriés fortunés prenant des cours de français. J’ai eu 3 élèves en tout : deux enfants coréens et une femme iranienne.
Le trajet en scooter était parfois terrifiant ! Les marocains ne conduisent pas prudemment et comme me l’a dit Mounir une fois « ici chacun a son propre code de la route ». Heureusement, malgré les kilomètres que nous avons fait sur le scooter pas très solide, rien ne nous est arrivé.

Les journées

Nous avons passé beaucoup de temps à nous balader dans la ville. Nous avons majoritairement marché pour aller d’un point à un autre pour sentir au maximum l’ambiance, la culture.
Nous avons visité plusieurs quartiers et parcs de la ville et nous sommes rendus sur les plages. Elles sont en général assez sales. Pour profiter d’un bain de soleil en toute tranquillité, les marocains aisés et expats vont dans les piscines privées qui surplombent la plage. Ainsi, nous sommes passés devant Miami et Tahiti beach ou 60 ans plus tôt, mes grands parents emmenaient mon père et ma tante faire des châteaux de sable.

La rencontre de gens exceptionnels

Si nous ne garderons pas un souvenir impérissable de la ville de Casablanca, nous nous souviendrons des quelques rencontres uniques que nous avons faites.
Mounir et Madeleine nous ont accueillis chez eux pendant la durée de notre séjour à Casablanca. Même si l’appartement était simple, nous avons passé un super moments avec eux. Nous avons partagé de nombreux dîners que Madeleine avait cuisiné et qui étaient délicieux. Nous avons beaucoup échangé sur les différences de cultures notamment. Nous leur souhaitons un merveilleux mariage à venir en août !
Assia et Driss nous ont accueilli à bras ouvert quand ils ont su que nous étions à Casablanca. Ils ont été des amis très proches de mes grands parents lorsqu’ils vivaient à casa. En rencontrant Driss, j’ai rencontré quelqu’un d’exceptionnellement ouvert sur le monde, en pleine forme pour ses 86 ans et très drôle. Il m’a beaucoup fait pensé à mon grand père d’ailleurs.
Assia et Driss nous ont aussi beaucoup conseillé sur les prochaines étapes marocaines de notre voyage et nous les en remercions encore.
Elodie et Pauline sont deux expatriées professeurs d’histoire géo et anglais travaillant à l’école française de Casa. Nous avons pris l’apéro chez Elodie qui avait préparé plein de bonnes choses. Comprendre la vie de jeunes françaises expatriées au Maroc a été très enrichissant pour nous et nous avons bien rigolé !


Même si nous ne regrettons pas d’avoir passé du temps à Casablanca, nous avons été globalement déçus. Même le dernier jour, nous partons avec enthousiasme faire une dernière balade quelque part où nous n’avions jamais été : au port de Casa. Nous réalisons sur place que ce n’est pas du tout un port de plaisance où se balader mais un port de commerce genre Le Havre !